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06.07.2018

La blockchain monte à bord de la voiture connectée

Les industriels du secteur automobile s’intéressent de près à la blockchain. Les applications potentielles sont très diverses et dépassent le champ d’action des seuls constructeurs et équipementiers.

BMW, Bosch, Ford, General Motors, le groupe Renault, etc. :  ils étaient 36 partenaires à annoncer le 2 mai dernier la création du consortium MOBI, acronyme de Mobility Open Blockchain Initiative. Ce consortium regroupe essentiellement les constructeurs et leurs équipementiers ainsi que des experts de la blockchain. Objectif : réfléchir aux applications de cette technologie dans l'automobile. Dirigé par Chris Ballinger, ancien directeur des services mobiles du Toyota Research Institute, ce consortium va réfléchir aux blockchains de l'automobile sous plusieurs angles : « MOBI doit travailler sur des standards cross-industries pour l'automobile » explique Sébastien Henot, Manager of Business Innovation à la cellule innovation de Renault, dans la Silicon Valley. « Imaginons que, demain, un nouvel entrant veuille proposer un service distribué sur des blockchains. Au lieu de devoir contacter chaque constructeur il lui suffira de s'appuyer sur ces standards pour que son service fonctionnent sur tous les véhicules. » Outre ces standards techniques, les constructeurs se regroupent afin de partager les cas d’usage ainsi que les business models, car l’objectif est bien de créer des écosystèmes économiques. « Tout le monde a travaillé sur le passeport digital du véhicule. Mais d'autres constructeurs ont pu imaginer des cas d'usage intéressants. Alimenter le travail sur les standards demande aussi d'avoir une réflexion plus large sur les cas d'utilisations » ajoute le responsable.

La blockchain, un outil pour reprendre la main sur les GAFA

Alors que l'industrie automobile est généralement un secteur où chaque constructeur innove indépendamment de ses concurrents pour en tirer un avantage compétitif, sur la blockchain, le mot d'ordre est de se regrouper en consortium. Il s’agit notamment de contrer les GAFA. Sébastien Henot souligne : « MOBI se veut être un écosystème ouvert et fondamentalement décentralisé. C'est un moyen d'adresser cet écosystème de manière groupée. Traditionnellement, les OEM [NDLR : constructeurs automobiles] développent leurs solutions technologiques chacun de leur côté, or des IBM, Google ou Apple proposent des solutions technologiques transversales qui prennent le pas sur les constructeurs. » Certains vont plus loin et estiment que le caractère fondamentalement décentralisé des blockchains en fait l'alternative aux modèles qui ont émergé jusqu'ici sur Internet et qui évoluent systématiquement vers la création de monopoles mondiaux. « Si demain Google ou Apple veulent que les constructeurs utilisent leurs blockchains, ils s’arrangeront pour devenir propriétaires de l'autoroute dont ils nous feront payer le péage. C'est exactement ce qui se passe depuis des années sur l'infotainment où ce sont eux qui détiennent aujourd’hui la valeur » résume Sébastien Henot. Lorsque ses groupes de travail seront formés, MOBI va travailler à la mise en place de blockchains contrôlées par les constructeurs. En effet, si d'autres acteurs techniques comme IBM participent aux travaux du consortium, seuls les OEM auront un pouvoir décisionnaire.

« Si demain Google ou Apple veulent que les constructeurs utilisent leurs blockchains, ils s’arrangeront pour devenir propriétaires de l'autoroute dont ils nous feront payer le péage », Sébastien Henot.

Les premiers cas d'utilisationen cours de test

Si ces constructeurs, qui représentent 70% de la production automobile mondiale, s’intéressent aujourd’hui à la Blockchain et ont souhaité se regrouper dans MOBI, c’est que les premiers cas d'utilisation sont en train d'apparaître et qu'il est désormais temps de coordonner leurs efforts. Parmi les premières initiatives figurent celles du Toyota Research Institute qui présentait l'an dernier lors de la conférence Consensus 2017 ses premiers "proofs of concept". Des démonstrateurs développés avec Oaken Innovations, une start-up qui fait aujourd’hui partie des membres fondateurs de MOBI. Les partenaires ont créé un système d'ouverture du véhicule par application mobile sécurisée au moyen d’une blockchain Ethereum. Cette architecture a aussi été mise en œuvre afin que  le paiement des péages routiers puisse être effectué directement par le véhicule, sans recours à un opérateur de paiement.

Autre pionnier des applications blockchain dans le véhicule, Porsche qui, l'an dernier, a organisé un concours pour start-upsur ce thème. C'est l’équipe de la start-up XAIN qui s’est distinguée parmi la centaine de participants de cette compétition, et qui a pu expérimenter pendant 3 mois des applications blockchain auprès de l'industriel de Stuttgart. La start-up berlinoise a ainsi pu équiper une Porsche Panamera de sa technologie de mining et la mettre à profit dans divers cas d'usage. Ainsi, la blockchain a été utilisée pour stocker la position et les paramètres de fonctionnement de la voiture. Pour rehausser le niveau de protection du véhicule, la start-up a aussi créé une application de verrouillage/déverrouillage des portières reposant sur la blockchain. La technologie offline mise au point par la start-up a permis d’abaisser à 1,6 seconde le délai d’authentification préalable à l’ouverture du véhicule. Pour ce type d’application, une blockchain simplifie le partage de cette clé digitale entre les utilisateurs d’un service d'autopartage ou le site d’e-commerce qui voudrait effectuer des livraisons dans le coffre d’un véhicule.

Parmi les futures applications imaginées par Porsche, figure la recharge de ses futurs véhicules électriques via les « Smart Contracts », ces petites applications hébergées et exécutées dans la blockchain. Uwe Michael, Vice Président des systèmes électriques et électroniques de Porsche a ainsi déclaré : « Cette technologie moderne va faciliter notre offensive dans l'électromobilité, notamment grâce à une authentification à la fois plus rapide, simple et sûre aux bornes de recharge et du paiement. » Outre ces quelques projets rendus publics, de nombreuses autres applications sont à l'étude chez les constructeurs et leurs partenaires. Le communiqué de lancement de MOBI évoque ainsi 7 grands cas d'usage, parmi lesquels la supply chain pour le suivi des pièces de la voiture sur toute sa durée de vie, le paiement, le partage de véhicule, etc.

Un carnet d'entretien "blockchainisé" par l'IRT SystemX

A la base de toutes les applications futures, l'identité numérique du véhicule sera la clé. « Demain, chaque voiture aura son identité digitale sur la blockchain avec le numéro du constructeur, le type de véhicule, sa couleur, sa date de sortie d'usine, etc." explique Sébastien Henot. « Disposer de ces informations dans la blockchain permettra l'émergence d'un écosystème ouvert. Des acteurs tels que Speedy, Carrefour pourront proposer des services dans cette blockchain dès que leur clé aura été validée. S'il fait partie de cet écosystème, un nouvel acteur pourra lui-aussi ajouter des informations sur la réparation qui a été réalisée, par exemple. Ce type d’approche ne fonctionne que s'il y a un standard et que si ces acteurs tiers n'ont pas à utiliser un système pour Renault, un autre pour Peugeot, un troisième pour Audi, etc. »

« Demain, chaque voiture aura son identité digitale sur la blockchain avec le numéro du constructeur, le type de véhicule, sa couleur, sa date de sortie d'usine, etc », Sébastien Henot.

Cette notion de carnet d'entretien stocké dans la blockchain est l'un des projets sur lequel travaillent les ingénieurs/chercheurs de l'IRT SystemX. Ce projet fédère un large écosystème d'acteurs français puisqu'on y trouve un constructeur, le groupe PSA, les assureurs français via Covéa et plus récemment IMA, une société d'assistance routière. « Quand nous avons été sollicités par l’IRT SystemX il y a un peu plus de 2 ans pour travailler sur la blockchain, nous avions une certaine perplexité vis-à-vis de cette technologie. Nous nous sommes tournés vers notre DSI qui l’avait effectivement jugée intéressante » explique Aldric Loyer, responsable de l’équipe innovation en charge des infrastructures électroniques et du véhicule connecté du groupe PSA. Outre l'opportunité de travailler avec des chercheurs de pointe sur la blockchain et monter en compétence dans ce domaine porteur d'avenir pour l'industrie automobile, PSA y a vu le moyen de créer un consortium avant même que MOBI n'existe : « Quand on parle blockchain, on parle d’infrastructures distribuées dont le véritable intérêt est de mettre en place un consortium et d’adresser l’ensemble des partenaires d’un écosystème. Ce qui nous intéresse dans ce consortium avec l’IRT SystemX, c'est que s'il est plus modeste en termes de nombre de participants que MOBI, il est plus vaste en termes de secteurs puisqu’on y retrouve l’assurance, l’énergie, la logistique, ce qui va permettre de travailler sur des cas d’usage qui iront au-delà du seul périmètre automobile. » A la création du consortium, la digitalisation du carnet d’entretien est apparue comme le projet le plus pertinent, notamment afin de lever la méfiance de l’acheteur d’un véhicule d'occasion quant à l'état du véhicule. Infalsifiable, un carnet d'entretien hébergé dans une blockchain permet de faire toute la clarté sur l'entretien réel du véhicule, mais permet aussi de partager bien plus facilement l'information entre les acteurs du secteur.

C'est l'atout majeur qui a poussé Aldric Loyer à initier ce projet avec SystemX : « Nous avions déjà digitalisé le carnet d'entretien sur smartphone, mais celui-ci est spécifique à PSA et ne peut être mis à jour que lorsque le propriétaire du véhicule fait ses révisions dans le réseau PSA. Cette approche est trop limitée car le client veut disposer d’un choix plus large. La blockchain permet de mettre en place un système partagé entre partenaires, voire concurrents, qui peuvent avoir des intérêts divergents : c’est une promesse de transparence et de transversalité. »

Cette transversalité a intéressé Covéa (MAAF, MMA et GMF) notamment afin de traiter la problématique des véhicules accidentés déclarés en tant qu'épaves par les experts : " Parfois, des véhicules sont remis en circulation et entrainent des accidents mortels. Il est donc important de pouvoir tracer ces ’voitures épaves’ et s’assurer qu’elles ne reviennent pas sur le marché" explique Bruno Garçon, en charge du projet blockchain chez Covéa. "Avec une blockchain, nous pourrons certifier le rapport de l’expert,acter le transfert de propriété du véhicule à l’assureur et puis, certifier que l’épaviste a détruit le véhicule." Tout comme pour son partenaire PSA, Covéa souligne l'intérêt numéro 1 de la blockchain pour les acteurs du secteur automobile, qui rejoint cette notion d'écosystème : "Du point de vue de l’assureur, nous observons cette digitalisation du monde mais nous sommes dans un existant composé de silos où chacun garde ses données chez lui. Ce que nous souhaitons, c’est faciliter la vie du client, notamment au moment clé où celui-ci change de véhicule. Le changement de voiture et d’assureur est pour nous une opportunité de créer un écosystème de partenaires de natures différentes, au sein duquel nous pourrons disposer d’informations et proposer des services." Reste néanmoins à marier la transparence des transactions sur une blockchain et le besoin de confidentialité de certaines données ; aucun constructeur n'aimerait voir les données relatives aux pannes de ses véhicules accessibles à tous dans une blockchain publique ou même une blockchain de consortium accessible aux concurrents...

La voiture autonome va faire exploser le nombre d'applications blockchain embarquées

Pour l'heure, les premières applications blockchain pour l'automobile n'ont rien de très impressionnant ; Il s'agit essentiellement d'ajouter une couche blockchain pour sécuriser des applications existantes ou bien dématérialiser des documents existants. Néanmoins, les laboratoires d'innovation des constructeurs automobiles étudient déjà des applications et des scénarios d'usage bien plus ambitieux, voire futuristes. Ainsi, ceux-ci imaginent que la voiture autonome de demain pourra non seulement rouler sans conducteur mais qu’elle pourra aussi régler seule son stationnement, ses recharges électriques. "Nous n'en sommes qu'à gratter la surface de ce qui sera possible de faire à l'avenir, tant en termes d'expérience client, que de nouveaux business models" estime Sébastien Henot. "Si demain les véhicules sont autonomes à la conduite, ne devront-ils pas être aussi économiquement autonomes ? Un véhicule pourra gagner de l'argent en effectuant des courses dans la journée, qu’il pourra dépenser de manière autonome en réglant les péages, ses places de parking, ses recharges, ou même en négociant avec d'autres voitures une course à effectuer dans un quartier plus proche de l’une d’entre elles, voire en achetant à un autre véhicule le droit de le doubler !"

« Avec une blockchain ouverte, les tokens sont sur la blockchain et sont publics si bien que n'importe quel nouvel entrant pourra les accepter. Ce, sans nécessairement disposer de l'autorisation du constructeur, si tel est le choix de départ. » Sébastien Henot.

A plus brève échéance, Sébastien Henot imagine la mise en place de systèmes comparables aux "Miles" des compagnies aériennes mais portés par des blockchains. L'idée du responsable de Renault est bien de récompenser le conducteur d'un véhicule, mais selon lui, il faut aller plus loin que Daimler qui a présenté, lors du Mobile World Congres 2018, le MobiCoin, une cryptomonnaie qui vient gratifier l’automobiliste pour son éco-conduite. Les Miles tels que les imagine Sébastien Henot auront une portée plus large : "A la différence des Miles des compagnies aériennes, la blockchain est un écosystème ouvert. Dans un système fermé, la compagnie aérienne doit négocier avec l'ensemble de ses partenaires pour l'utilisation des Miles. Il faut dépenser des ressources pour intégrer les systèmes informatiques entre eux. Avec une blockchain ouverte, les tokens sont sur la blockchain et sont publics si bien que n'importe quel nouvel entrant pourra les accepter, et ce, sans nécessairement disposer de l'autorisation du constructeur, si tel est le choix de départ." Les nouveaux entrants pourront se greffer à cet écosystème à très faible coût. Des exploitants de parkings publics ou de bornes de recharge, ou même des enseignes de la grande distribution, pourront accepter les tokens d'un constructeur automobile pour accorder des discounts ou des services à leurs clients.

Certains imaginent le véhicule électrique de demain totalement intégré à l'infrastructure SmartGrid électrique, stockant l'énergie produite dans la journée, alors que les panneaux solaires produisent le plus, puis restituant l'énergie le matin ou le soir, lorsque la demande est forte, le tout géré par une blockchain. D'autres imaginent les voitures comme des relais mobiles pour la 5G qui pourront se rémunérer sur les accès télécom, etc. L'imagination est au pouvoir mais la technique n'est pas encore au rendez-vous.

Technologie et business model doivent encore mûrir

« L’adoption de la blockchain semble inexorable et on va stocker des données pendant des dizaines d'années. Il y aura un coût associé à la tenue opérationnelle de ces blockchains. Qui va payer ? »
 Aldric Loyer.

Officiellement créée en 2008 par le mystérieux Satoshi Nakamoto, la technologie blockchain est encore jeune et les Smart Contracts n'ont ajouté la dimension programmatique qu'en 2014. La technologie a montré sa résilience face aux cyberattaques mais n'est pas encore capable de répondre aux exigences techniques très élevées du monde automobile. Ainsi, Aldric Loyer explique : "La maturité technique de la blockchain n’est pas encore totalement acquise. Nous avions pensé à la blockchain dans les futures voitures autonomes pour certifier à quel moment le véhicule est sous la responsabilité du constructeur et à quel moment il passe sous celle du conducteur. Cette application est contrainte par des problèmes de temps réel fort. Or, les délais induits par la blockchain ne permettent pas d'y faire face."

Les performances actuelles des blockchains posent clairement problème aux industriels. Sébastien Henot pointe certaines des limites des blockchains actuelles : "Nous sommes actuellement limités par le volume de transactions par seconde : sur le bitcoin, un bloc de transactions n'est validé que toutes les 12 minutes, sur Ethereum, c'est un bloc toutes les 30 secondes. Des acteurs promettent d'atteindre les 10 000 transactions par seconde mais c'est encore dans leur roadmap et aujourd'hui ils sont plutôt à 50 transactions/seconde." Des chiffres notoirement insuffisants si on veut mettre en place une supply chain complète sur une blockchain ou embarquer des applications blockchain dans des millions de véhicules.

Autre écueil à résoudre, celui de l'élaboration de business models qui assureront la pérennité de ces blockchains. "L’adoption de la blockchain semble inexorable et on va stocker des données pendant des dizaines d'années. Il y aura un coût associé à la tenue opérationnelle de ces blockchains" explique Aldric Loyer. "Qui va payer ? Quel sera leur business model ?" Les acheteurs de véhicules paieront-ils ces blockchains ou les constructeurs lanceront-ils des ICO (Initial Coin Offering) pour lever les fonds nécessaires à ces investissements ? Tout est à inventer et beaucoup reste encore à faire avant que la voiture connectée et plus encore la voiture autonome ne puissent se passer de la blockchain. Tous les constructeurs automobiles l'ont bien compris et travaillent maintenant sur la technologie.

Source : L’Atelier
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27.04.2021

Our bank's experts help advance energy transition via Solar Impulse Foundation

Two specialists from our bank are among the top experts in this international foundation, which collects profitable solutions for a faster transition to sustainable energy.

Sustainability has been an important pillar for our bank for many years. For example, we have been carbon neutral since 2017, accompany companies in their energy transition and support start-ups and organisations that work with renewable energy. The Solar Impulse Foundation therefore has been benefiting from the sponsorship of the BNP Paribas Group from its inception.

Reconciling ecology and economy

The Solar Impulse Foundation was founded by the Swiss psychiatrist and pioneer, Bertrand Piccard, who makes it his life’s mission to demonstrate the opportunities of sustainable development. In 1999, he was the first to make a non-stop balloon journey around the world and, in 2016, he completed that journey again with a solar-powered aircraft. Since then, Piccard has used his popularity to publicise solutions that can protect the environment profitably. The ultimate goal? Motivate decision-makers and companies to set more ambitious environmental targets and better energy policies in order to achieve carbon neutrality.

1,000 sustainable solutions

Four years ago, Solar Impulse Foundation announced that it was looking for 1,000 sustainable solutions worldwide to accelerate the energy transition. That unique portfolio of solutions should then become an essential part of all environmental decisions, debates and political negotiations. Specifically, these are solutions that companies already have or will introduce to the market and that are economically profitable and technologically feasible, but do not yet have the visibility they deserve.

The targeted 1,000 solutions were reached on 13 April 2021. But because innovation never stops, the Foundation continues to add solutions.

Expertise from our bank

To gather as many innovative solutions as possible, the Foundation receives help from many partners and an extensive pool of more than 300 experts from companies around the world. Since any company may present its product on the Foundation’s website, these experts must assess the registered solutions objectively and in detail in three areas: profitability, environmental impact and technical feasibility. For a few years now, BNP Paribas Fortis employees have also devoted themselves to this task.

Quentin_Nerincx_2

One of them is Quentin Nerincx, Senior Advisor Cleantech at our Sustainable Business Competence Centre, who advises companies on becoming more sustainable. “I didn't hesitate to apply," says Quentin enthusiastically. “It’s an exciting project with a wonderful and ambitious goal. Every month, the Foundation sends me a file for analysis. Each solution is studied by two different experts and, if they both make a positive judgement, the solution is labelled by the Solar Impulse Foundation. This quality feature can help to accelerate the implementation of the proposed solution - for example, a new technology or a product.” 

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Gunter Brems, Sustainability Expert Housing & Sourcing Services, also lends his expertise: “It is an honour to be part of this prestigious project. I have assessed several files in 2020, which was an enriching experience not only to share knowledge but also to acquire new knowledge. It is great to see how innovative some companies are dealing with a changing world, just as our bank does, and how to look for sustainable alternatives together.”

 

Helping our corporate customers with their energy transition

“This project is also interesting for my job as a sustainability advisor at the bank, because I keep up to speed on new solutions that are being developed worldwide. This allows me to expand my expertise continuously and to contribute broadly to corporate clients looking for solutions for their energy transition", adds Quentin.

At the end of last year, Quentin was informed that he is one of the top 20 experts providing expertise to the Solar Impulse Foundation. Gunter even made it to the top 10. These rankings are mainly based on the number of solutions analysed and the quality of the reports. “We are delighted that our input is appreciated”, the two experts say.

Government guides

The collection of more than 1,000 approved solutions can be found on the Solar Impulse Foundation website. This summer, the Foundation is also publishing a Solutions Guide that will enable governments, companies and individuals to find and implement concrete solutions on a large scale. With this tool, everyone can find solutions to problems in specific geographical, industrial or financial environments in just three clicks.

The Foundation will also provide various public authorities with a Cleanprint, a kind of report and plan for governments and companies to achieve their climate goals using the solutions collected, in accordance with the Paris Climate Agreement. The report will also indicate where public authorities can modernise their legal frameworks for the ambitious implementation of these solutions. The first Cleanprint will be presented by Bertrand Piccard at COP26 Climate Summit in Glasgow in November 2021.

Jean-Laurent Bonnafé, CEO of BNP Paribas: “There will be no future for society without a successful, long-term energy transition. This transformation can only be undertaken collectively and requires technical and technological service solutions. In taking up the challenge to select 1,000 solutions which encourage environmental protection while also being profitable, the Solar Impulse Foundation is helping us to reach this goal in a very practical way and in line with the aims of the Paris Agreement.”

Seeing that the solutions collected are actually followed up by government leaders and other decision-makers will be the crowning glory of our work", conclude Quentin and Gunter.

Need advice on how to make your business more sustainable?
Contact our experts at the Sustainable Business Competence Centre
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25.02.2021

How can the blue economy make a difference?

What if the future of sustainable business is at the bottom of the ocean for once? Marine biodiversity contains resources that can meet the environmental challenges of many sectors. Perhaps yours, too. Find out more during an online event about the promising blue economy on 11 March 2021.

Blue is the new green

71% of our planet consists of water. Seas and oceans play a crucial role in our climate, and coastal areas can capture up to five times more CO2 than tropical forests. The blue economy wants to benefit from all these advantages to improve both the environment and our well-being,

With local being the keyword. And that's where the difference lies with the green economy, which also focuses on the environment and health, but not always in such a sustainable and smart way. Eating organically grown quinoa from Ecuador, for example, is healthy and eco-friendly, but transporting it here is expensive and creates high amounts of pollution.

Offshore sustainability

What does the underwater world have to offer that can be reused, recycled or converted into new sustainable products? A lot, it turns out, as the unique properties of organisms such as algae, starfish, jellyfish or sea cucumbers can be transformed into sustainable products with high added value. This is a process that requires creativity and innovation, and is already with us today.

For your sector, too

The blue economy is expanding rapidly and could bring about a revolution in a wide range of sectors such as healthcare, food, the plastics industry, cosmetics, energy and even aerospace. It is fully capable of helping companies transform their traditional activities into a sustainable model. And in Belgium's ports, the country already has a huge advantage and excellent access to coastal and offshore areas.

Another scoop of microalgae?

Microalgae, for example, offer a lot of promise, as they can renew themselves and thrive both in the desert and in the ocean. They contain many healthy components, such as proteins, that can be used to develop food products.

Sustainable plastics

When discussing the oceans, the plastic problem is never far away. Human beings are producing more and more plastic as the world's population grows, yet the problem with the existing plastic is that it's nigh on impossible to recycle as its components are hard to separate. By making a completely different type of plastic from biomass, its recycling is already considered at the design stage. A large amount of biomass remains unused in the oceans, and using smart, natural polymers could revolutionise plastic production, for example. These polymers are capable of self-renewal and can adapt to their environment.

Who will pay for it?

Great ideas, you think, but who will pay for them? The financial sector certainly wants to play a role in this revolution and is prepared to take risks and invest in new technologies, production systems and R&D.

This commitment was formalised in various ways during the climate week in New York at the end of September 2020. BNP Paribas signed the Principles for Responsible Banking (PRB) and joined the UNEP FI's Collective Commitment to Climate Action, a partnership between the United Nations Environment Programme and the financial sector. In terms of the maritime sector, the Bank committed to working with customers to preserve and sustain the oceans. Read more about this commitment here (only available in French).

Would you like to find out whether the blue economy could make a difference to your sector?
Sign up here for a free online event on this subject on 11 March 2021 (in English only), organised by BNP Paribas Fortis Transport, Logistics and Ports Chair.

Several experts will share their insights, while our experts from the Sustainable Business Competence Centre will also take part. They can advise you on innovations and guide you through your sustainable transition. Feel free to get in touch.
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10.02.2021

What is the future for mobility post-coronavirus?

The health and economic crisis has affected all aspects of every sector. Among them, mobility, for both private individuals and for companies.

Mobility is evolving every day. And it has been driven further as a result of the coronavirus crisis. Many people have been locked down and working from home has been widespread in many parts of the world.

The coronavirus crisis has changed concerns about transport

We are no longer moving around in the same way. And concerns are no longer the same. According to a BCG Consulting report, social distancing and vehicle cleanliness are the most important aspects for 41% and 39% of respondents, respectively, when choosing a mode of transport. There is also pre- and post-Covid mobility, with respondents being more likely to choose walking, their own bicycle or scooter, or their car than before the crisis.

Sustainable and alternative mobility in the years to come

Mobility has not necessarily waited for the coronavirus crisis in order to evolve. And, according to the same report, the share of more environmentally-friendly vehicles will continue to increase. By 2035, more than 35% of new vehicles will be electric cars, becoming the predominant form of motorised transport worldwide. Autonomous cars will also become more common, with 10% of vehicles being level 4 vehicles (able to travel without a driver, for example), and 65% level 2 or higher.

Customised mobility for employees, right now

The future of mobility is also relevant now, especially for businesses and the self-employed. The need for alternative modes of transport does not only concern private individuals, but also employees. There is no longer a single mode of transport for all situations, but a range of means depending on the need at a given moment. Electric cars, hybrid vehicles, electric bicycles, a public transport season ticket, car sharing, leasing, etc. These modes can take different forms and be combined in a mobility card, for example. There are benefits for the employees and managers of a company but also for the company itself through cost reduction, optimisation and fleet management.

Want to know more about sustainable and alternative mobility for you and your employees?
Find out more about our tailor-made mobility solutions
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28.01.2021

The road to alternative mobility

Nowadays, responsible fleet management is built around sustainability. We're here to help you identify and realise your Corporate Social Responsibility ambitions.

Together we can cut your company's carbon footprint, improve employee mobility, and make sure these steps become a central pillar of your company's added value. In short, our aim is to have an alternative mobility policy.

Energy transition

We can help you make the switch to alternative mobility and new technologies to reduce your carbon footprint. Our SMaRT approach ensures your fleet has the best energy mix to match your strategy and driver profiles.

Alternative mobility needs new technologies to go hand in hand with new infrastructure. That's why we offer not only electric cars, but also the right charging solutions, too. As part of our integrated service provision we can determine how many charging points you need, install them, and manage how they are used both at the workplace and at the driver's home.

Soft mobility

Modern mobility management is about more than just cars or vans. You need a 360-degree approach. We'll work with you to determine your mobility strategy and needs. Greener cars are just one of the options available. We have a number of mobility management solutions (such as the Mobility Card) and alternative mobility solutions (such as bicycle leasing) to inspire your organisation to offer a more flexible range.

Focus on employees

When you put your employees at the heart of your organisation, you're in a better position to find skilled employees, satisfy them, and retain them. Go a step further than just an alternative mobility solution: focus on their safety and let them play an active role in achieving your sustainability goals. Trust us to improve their safety and integrate new technologies.

Operational leasing is offered by Arval Belgium SA/NV, with the intervention of BNP Paribas Fortis SA/NV – Montagne du Parc/Warandeberg 3, B-1000 Brussels, Brussels Register of Companies VAT BE0403.199.702.
Promotion only available from Thursday 21 January up to and including Wednesday 31 March 2021 and is only available to professional clients (self-employed, liberal professionals and SMEs) of BNP Paribas Fortis and Fintro.
The information provided here does not constitute an offer. An offer is made only after your file has been accepted and is always subject to Arval Belgium SA/NV's General Terms and Conditions.

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